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Pénalité de Google : comment s’en sortir et récupérer ses positions ?

Article publié le 29 mai 2020
Pénalité de Google : comment s’en sortir et récupérer ses positions ?

Le trafic naturel représente souvent une grande partie du trafic global d'un site. Mais face à une concurrence de plus en plus rude et des algorithmes toujours plus exigeants, certains annonceurs et spécialistes du webmarketing sont tentés d'actionner l'un des leviers les plus puissants pour le référencement naturel : le netlinking.

S'il peut s'avérer très profitable pour un site, il peut aussi faire l'objet d'une pénalité algorithmique ou manuelle, qui déclasse presque instantanément certaines pages ou le site entier. Lorsqu'il était encore chez Google, Matt Cutts affirmait que plus de 400 000 actions manuelles sont initiées chaque mois par Google. A ce nombre déjà considérable, s'ajoutent les pénalités infligées par les algorithmes Panda et Pingouin.

Si vous suspectez une pénalité sur votre site (baisse soudaine du trafic), il ne faut pas paniquer tout de suite ! Même si c'est une tâche ardue, sortir d'une pénalité de Google n'est pas impossible.

Quelle est la différence entre une pénalité manuelle et une algorithmique ?

La pénalité manuelle est bien plus simple à détecter, puisque vous recevez un message dans la Search Console vous indiquant que votre site a fait l'objet d'une action manuelle. Vous pourrez y apercevoir alors les liens qui sont considérés comme “non naturels”.

Si vous n'avez pas de message sur GSC, c'est alors probablement une pénalité algorithmique. Cette dernière est insidieuse et difficile à détecter ou du moins, à confirmer. Pour vous faire une première idée, vous pouvez mettre en corrélation la période pendant laquelle vous avez perdu du trafic, avec la date à laquelle une nouvelle mise à jour algorithmique a eu lieu.

D'une façon générale, il est conseillé de se tenir informé des mises à jours du moteur de recherche pour pouvoir réagir rapidement en cas de problème.

Les mises à jour algorithmiques les plus fréquentes sont celles du filtre Panda, qui se concentre sur la qualité du contenu, et Pingouin, qui surveille les backlinks et les ancres.

Les backlinks, première cause de pénalité

Le contenu dupliqué, la non-compatibilité mobile ou les erreurs de serveur sont autant de facteurs qui peuvent susciter les foudres de Panda, mais en principe, ce type de pénalité ne touche que la partie du site concernée ; le domaine en lui-même n'est pas vraiment “blacklisté”. Panda est plus tolérant que Pingouin !

Les liens de mauvaise qualité sont en effet ceux qui peuvent le plus impacter votre site Web dans son intégralité. “Mauvaise qualité”, signifie qu'ils possèdent des ancres sur-optimisées et qu'ils proviennent de sites qui ne sont pas de confiance et/ou éloignés de notre thématique.

Google accorde en effet une grande importance à la pertinence des liens. Le fait d'avoir des liens à partir de sites qui n'ont aucun rapport avec votre site internet peut être un signal d'alarme fort pour les algorithmes. Par exemple, si vous possédez une boutique en ligne de chaussures, il ne serait pas logique de recevoir des liens d'un site de pêche.

Les liens provenant d'annuaires ou de sites de bookmarking social sont aussi à éviter. Ils sont plutôt à considérer comme des vestiges des fermes de contenus, à la grande époque du SEO “cracra” ! De même, les liens issus de pieds de page ou de barres latérales et les redirections sournoises font généralement sonner le radar de Google Pingouin.

Comment agir face à une pénalité ?

Trouver les backlinks responsables de la pénalité

Qu'il s'agisse d'une pénalité manuelle ou algorithmique, vous devrez en premier lieu analyser les backlinks de votre site afin d'identifier ceux qui peuvent être potentiellement considérés comme de mauvaise qualité.

Lorsque vous avez trouvé les coupables, l'idéal est de demander leur suppression au webmaster. Parfois, les sites sont si vieux qu'on ne reçoit jamais de réponse. Dans ce cas-là, seul l'outil de désaveu de la Search Console peut potentiellement vous aider. Nous disons bien “potentiellement”, car il existe un flou artistique autour de cet outil.

Google nous dit que ses algorithmes sont capables de détecter les mauvais liens et en même temps, il propose un outil de désaveu … Il faut savoir ! Côté référenceurs, beaucoup n'y trouvent aucun intérêt. Nous pensons que pour les liens qui sentent le spam à 10km, il n'y a pas d'intérêt à les désavouer. Mais il peut être utile de désavouer des liens puissants qui seraient passés au travers des mailles du filet. De toute façon, si le webmaster ne vous répond pas, vous n'aurez malheureusement que ça à faire (ou changer de domaine, mais c'est un peu radical !).

Il existe d'autres méthodes et outils pour détecter les mauvais backlinks. Parmi les plus connus : Ahrefs et Majestic SEO. Les toutes premières choses à rechercher sont bien sûr les backlinks qui sont en dofollow. Ce sont les liens qui passent PageRank, et Google a clairement dit qu'ils ignorent les backlinks avec un attribut nofollow.

Parfois, le nombre de backlinks est tel qu'il est difficile de savoir par où commencer. Il faut donc se concentrer d'abord sur les 100 premiers liens, provenant de sites qui ne sont pas dans votre thématique et qui envoient énormément de liens externes. Une fois ce premier tri effectué, vous devez vérifier manuellement chacun de ces backlinks et identifier les mauvais. La plupart du temps, ces backlinks proviennent de commentaires de blogs, d'annuaires ou de sites difficilement qualifiables.

Vous pouvez également viser les sites qui ont de faibles Trust Flow / Citation Flow (métriques Majestic) ou les Domain Rating (DR) & URL Rating (UR) chez Ahrefs. Une fois de plus, vérifiez ces backlinks manuellement et décidez lesquels ne sont pas liés à votre site et pourraient nuire à votre classement.

Une autre méthode intéressante consiste à trier selon l'extension du domaine des sites web à l'origine de ces liens. Pourquoi ? Parce que rappelez-vous, la pertinence est la clé. Si votre site est en français, comment justifier des backlinks en chinois ou en russe ?

Dans tous les cas, lorsque vous aurez trouvé et supprimé ces liens, vous pourrez envoyer une demande de réexamen dans la Search Console. Vous montrez ainsi au moteur de recherche que vous vous êtes donné du mal à nettoyer votre profil de liens. Si cela n'est pas suffisant, vous recevrez un nouveau message vous indiquant que la pénalité est maintenue.

Vérifier la distribution des ancres

Si votre site web a subi une mise à jour de Google Pingouin, vous devrez accorder une attention toute particulière aux textes d'ancrage, aussi appelés simplement “les ancres”. Un profil de liens “propre” avec des ancres sur-optimisées (c'est-à-dire, toujours les mêmes), aura de fortes chances de recevoir un coup de Pingouin.

Si un propriétaire de site veut faire un lien vers chez vous, la plupart du temps, il utilisera le nom ou l'URL de votre site Web. Ainsi, si vous avez des centaines de liens utilisant vos mots-clés fétiches comme textes d'ancre, vous paraîtrez tout sauf naturel.

Établir un profil de liens propre pour une stratégie efficace et pérenne

Nous venons de voir les raisons pour lesquelles le Pingouin pourrait frapper votre site. Si vous êtes arrivés jusqu'ici, vous devez alors vous dire que le netlinking est quelque peu dangereux. Oui en effet il peut l'être, s'il est mal fait. Le netlinking est un métier à part entière dans le référencement naturel, tant les possibilités sont infinies et les risques importants. Il existe néanmoins quelques règles simples à suivre si vous désirez vous-même faire quelques liens.

Un lien par domaine

Cette règle est un peu stricte, mais dans l'idée, Google estime qu'un site recevant beaucoup de liens d'un seul et même domaine est plutôt suspect. Dans les faits, il est cohérent de recevoir parfois plusieurs liens d'un même site, si ce dernier aime notre travail. Mais en règle générale, il vaut mieux se contenter de quelques liens au maximum dans l'année. Surtout, éviter les liens dans des zones communes d'un site, car vous générera autant de liens que le site a de pages. Dans l'idéal : un site = un lien !

Des domaines avec du contenu de qualité

Aujourd'hui on ne peut plus se fier qu'aux métriques d'Ahrefs ou Majestic. Si elles donnent de bonnes indications sur la thématique du site, elles ne permettent pas de connaître la quantité et la qualité du trafic.

Il est donc important de s'assurer que les sites qui nous envoient des liens sont de “vrais” sites, avec du trafic naturel et un réel intérêt. S'ils affichent une présence sur les réseaux sociaux et autres forums, cela leur donnera encore plus de crédit auprès de Google. En d'autres termes, il faut oublier les stratégies de liens basées sur de faux blogs purement SEO qui peuplaient autrefois le web (les PBN).

Des ancres variées

Des ancres naturelles sont des ancres qui ne se ressemblent pas. En effet, dans le “vrai” référencement naturel, les liens et les ancres sont ajoutés par des humains qui ne réfléchissent pas tous pareil.

Il est donc très peu probable de retrouver toujours la même ancre dans vos liens. C'est sur ce principe que Google se base. Il ne faut donc pas hésiter à utiliser des ancres “neutres”, comme “cliquez-ici”, ou simplement l'URL de votre page d'accueil.

En conclusion, pour sortir d’une pénalité …

Si vous avez malgré vous construit une mauvaise stratégie de liens ou si vous avez été victime de negative SEO (= des liens de mauvaise qualité envoyés par des personnes peu fair-play), il est possible de se débarrasser d'une pénalité Google. De nombreux sites internet ont réussi à revenir à leurs positions initiales avec de l'analyse et beaucoup d'huile de coude. La clé pour s'en sortir est de comprendre ce qui l'a causée, afin de ne pas répéter l'erreur.